EN ENTRANT DANS UN JARDIN

La musique dans un jardin de la Renaissance

Isabelle Bonnadier : voix, percussions

Wanda Kozyra : luth

Anne-Sophie Moret : viole de gambe

Hélène Tisserand : flûtes à bec, voix

 

Comment le jardin était vue dans la musique de la renaissance et quelle musique pouvait y être joué ?

Dans les chansons françaises et italiennes de la Renaissance le jardin est un lieu à multiples facettes. Lieu d'aventure, dans lequel la belle entre et y amène son galant pour lui offrir du romarin (Un jour ma mie Perrette), le jardin peut aussi être un lieu de réflexion philosophique. Quand un compositeur met en musique « Mignonne allons voir si la rose » de Pierre de Ronsard , la fleur devient symbole de la brièveté de la vie, du tempus fugit. Le jardin, rempli de cascades et des sources artificielles, comme dans « L'eau vive source d'amour », sert à exprimer toutes les passions de l'âme. L'amour s'y mêle au désespoir le plus profond «d'un jardin rempli de noires flours (« Au joly bois » de Claudin de Sermisy). Les oiseaux y chantent tels « Le rossignol plaisant et gratieux » qui « veut habiter toujours au vert bocage » et symbolise le cœur amoureux dans la chanson de Jean de Castro.

Les labyrinthes végétaux des jardins à l'italienne de la renaissance semblent répondre aux entrelacs du contrepoint et de l'ornementation musicale. Pour le promeneur du 16ème siècle la chanson savante très construite peut se mêler à la chanson populaire (chansons du recueil de Chardavoine) et quand on a finit de chanter entre amis, un air de Spagnoletta nous invite à la danse.

 

 

 

 

 

 
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