MARIA, DOLCE MARIA

Compositions sur les textes sacrées par les mains féminines du XVIIe siècle

Isabelle Bonnadier : voix

Wanda Kozyra : théorbe

Thibault Lafaye : clavecin

Anne-Sophie Moret : viole de gambe

Hélène Tisserand : flûtes à bec, voix

 

Entre 1566 et 1780 nous connaissons environ une vingtaine de femmes compositrices. Elles font figure de pionnières et marquent leur temps par leur forte personnalité et leur talent. Isabella Leonarda, rentrée dans un couvent à seize ans, devient mère supérieure tout en composant plus de 200 oeuvres. Barbara Strozzi élève seule quatre enfants tout en menant de main de maître sa carrière. Antonia Bembo, contemporaine d'Elisabeth Jacquet de la Guerre, s'enfuit d'Italie et rentre également dans un couvent à Paris sans renoncer à son art. Comme tous les musiciens de leur temps elles sont d'abord des interprètes réputées voir virtuoses. Certaines profitent du milieu musical dont elles sont issues. Ainsi Francesca Caccini fille du compositeur Giulio Caccini et Elizabeth Jacquet de la Guerre, issue d'une longue lignée de musiciens et fille d'un facteur de clavecins. Elles sont toutes les deux enfants prodigues. Francesca chante pour la première fois en public à treize ans pour le mariage de Marie de Médicis avec Henri IV, en 1600. Elizabeth joue du clavecin devant Louis XIV à l'âge de cinq ans.

Étant religieuses (dans ce programme Rusca, Bembo et Leonarda) elles consacrent souvent leur talent à la mise en musique des textes sacrés, issus des Écritures et inspirés par celle-ci. Leur manière de s’approprier ces textes est marqué par l'expressivité, des audaces harmoniques et stylistiques et une profondeur d'expression qui rend leur art particulièrement émouvant et proche de nos âmes contemporaines.

 

Oeuvres d'Antonia Bembo, Elisabeth Jacquet de la Guerre, Barbara Strozzi, Isabella Leonarda...

 

 
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